Band 
Tome I.
Seite
18
JPEG-Download
 

18 DISCOURS

trc que par juxta-position ; Thomuic est mort, ouTétât est dissous.

Le corps politique est donc aussi un être moralqui a une volonté -, et cette volonté générale , quitend toujours «à la conservation et au bien-être dutout et de chaque partie, et qui est la source deslois , est, pour tous les membres de Tétât, par rap-port à eux et à lui, la règle du juste et de l’injuste ;vérité qui, pour le dire èu passant, montre aveccombien de sens tant d’écrivains ont traité de vol lasubtilité prescrite aux enfants de Lacédémone pourgagner leur frugal repas 5 comme si tout ce qu’or-donne la loi pouvoit ne pas être légitime. Voyez aumol Droit la source de ce grand et. lumineux prin-cipe , dont cet article est le développement.

Il est important de remarquer qu,e cette règle dejustice, sûre par rapport à tous les citoyens, peutêtre fautive avec les étrangers j et la raison de ceciest évidente \ c*est qu’alors la volonté de l’état,quoique générale par rapport a ses membres, neTest plus par rapport aux autres états et à leurs mem-bres , mais devient pour eux une volonté particu-lière et individuelle , qui a. sa règle de justice dansla loi de nature, ce qui rentre également dans leprincipe établi, car alors la grande ville du mondedevient le corps politique dont là loi de nature esttoujours la volonté générale, et dont les états etpeuples divers ne sont que des membres individuels.

De ces mêmes distinctions appliquées a chaquesociété politique et a scs membres, découlent les rè-gles les plus universelles et les plus sûres sur les-