■ - SUR L’ÉCONOMIE POLITIQUE. 17
gouvernementj de l'autorité suprême , que j’appellesouveraineté; distinction qui consiste en ce que Tunea le droit législatif, et oblige, en certains cas, lecorps meme de la nation, tandis que l’autre n’a queIjj puissance exécutrice, et ne peut obliger que lesparticuliers. Voyez Politique et Souveraineté.
Qu’on me permette d’employer pour un momentune comparaison commune et peu exacte à biendes égards, mais propre a me faire mieux entendre.
Le corps politique, pris individuellement, peutêtre considéré comme un corps organisé , vivant, etsemblable à celui de l’homme. Le pouvoir souve-rain représente la tête; les lois et les coutumes sontle cerveau, principe des nerfs et siège de l'entende-ment , de la volonté, et des sens , dont les juges etmagistrats sont les organes ; le commerce, l’iudus-tric et l’agriculture sont la bouche et l’estomac quipréparent la subsistance commune; les finances pu-bliques sont le sang , qu'une sage économie f en fai-sant les fonctions du cœur, renvoie distribuer partout le corps la nourriture et la vie ; les citoyenssont le corps et les membres qui font mouvoir ,vivre et travailler la machine, et qu’on ue sauroitblesser en aucune partie qu’aussitôt l’impressiondouloureuse ne s’en porte au cerveau si l’aniinal estdans un état de santé.
La vie de l'un et de l’autre est le moi commun autout, la sensibilité réciproque et la correspondanceinterne de toutes les parties. Cette communicationvient-elle a cesser, l’unité formelle à s'évanouir , etles parties contiguës k n’appartenir plus l une h l'au-
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