Band 
Tome I.
Seite
95
JPEG-Download
 

LIVRE I.

9‘ï

relie , qui n’a pour bornes que les forces tic l'indi-vidu , de la liberté civile, qui est limitée par la vo-lonté générale,* et la possession , qui n’est que l’ell’etde la force ou le droit du premier occupant, de lapropriété, qui ne peut être fondée que sur un titrepositif.

On pourroit, sur ce qui précède, ajouter à l'ac-quit de l’étal civil la liberté morale , qui seule rendl’homme vraiment maître de lui; car l'impulsion duseul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loiqu’on s’est prescrite est liberté. Mais je n’en ai déjàque trop dit sur cet article, et le sens philosophi-que du mot liberté n’est pas ici de mon sujet.

CHAPITRE IX.

Du Domaine réel.

Cuàque membre «le la communauté se donne àelle au moment, qu'elle se forme, tel qu’il se trouveactuellement, lui et toutes ses forces, dont les biensqu'il possède font partie. Ce n’est pas que, par cetacte, la possession change de iialure en changeantde mains , et devienne propriété dans celles du sou-verain ; mais comme les forces de la cité sont incom-parablement plus grandes que .celles d’un particulier,la possession publique est aussi, dans le fait, plusforte et plus irrévocable , sans être plus légitime,au moins pour les étrangers : car l'état, h l’égard deses membres, est maître de tous leurs biens par lecontrat social, qui, dans l'état sert de base à tous