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Tome I.
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DU CONTRAT SOCIAL.

tions, dans l’influence des climats , que de cellesqu'on remarque dans les tempéraments des hommesqui les habitent, dont les uns consomment peu dansun pays fertile, les autres beaucoup sur un sol ingrat.

Il faut encore avoir égard 'a la plus grande ou moin-dre fécondité des femmes, à ce que le pays peutavoir de plus ou moins favorable a la population, àlaquantité dont le législateur peut espérer d’y concou-rir par ses établissements: de sorte quil ne doit pasfonder son jugement sur ce qu’il voit, mais sur cequ'il prévoit; ni s’arrêter autant a l'état actuel de lapopulation , qu'a celui où elle doit naturellement 1parvenir. Enfin il y a mille occasions où les accidentsparticuliers du lieu exigent ou permettent qu’onembrasse plus de terrain qu'il ne paroît nécessaire.Ainsi l’on s’étendra beaucoup dans un pays de mon-tagnes, oùles productions naturelles , savoir, lesbois, les pâturages , demandent moins de travail,où l’expérience apprend que les femmes sont plus |fécondes que dans les plaines , et où un grand solincliné ne donne qu’une petite base horizontale, la jseule qu'il faut compter pour la végétation. Au con- Itraire, on peut se resserrer au bord de la mer, même jdans des rochers et des sables presque stériles, iparce que la pêche y peut suppléer en grande partie jaux productions de la terre, que les hommes doi-vent être plus rassemblés pour repousser les pirates,et qu'on a d’ailleurs plus de facilité pour délivrer lepays, par les colonies, des habitants dont il est surchargé.

A ces conditions pour instituer un peuple il en