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Tome I.
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LIVRE III.

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affermissant la sienne; qu’il distingue toujours saforce particulière destinée h sa propre conservation,de la force publique destinée à la conservation del’état, et qu’en un mot il soit toujours prêt a sacri-fier le gouvernement au peuple , et non le peuple augouvernement.

D’ailleurs , bien que le corps artificiel du gouver-nement soit l’ouvrage d’un autre corps artificiel, etqu’il n’y ait en quelque sorte qu’une vie empruntéeet subordonnée , cela n’empêche pas qu’il ne puisseagir avec plus ou moins de vigueur ou de célérité,jouir, pour ainsi dire, d’une santé plus ou moins ro-buste. Enfin, sans s’éloigner directement du but deson institution, il peut s’en écarter plus on moins,selon la manière dont il est constitué.

C’est de toutes ces différences que naissent lesrapports divers que le gouvernement doit avoir avecle corps de l’état, selon les rapports accidentels etparticuliers par lesquels ce même état est modifié.Car souvent le gouvernement le meilleur en soi de-viendra le plus vicieux , si ses rapports ne sont alté-rés selon les défauts du corps politique auquel il ap-partient.

CHAPITRE II.

Du principe qui constitue les diverses formes degouvernement.

Pour exposer la cause générale de ces différences,il faut distinguer ici le prince et le gouvernement,