LIVRE III.
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que le nombre des chefs diminue en raison de l’aug-mentation du peuple.
Au reste, je ne parle ici que de la force relativedu gouvernement, et non de sa rectitude : car , aucontraire, plus le magistrat est nombreux. plus lavolonté de corps se rapproche de la volonté générale ;au lieu que, sous un magistrat unique , cette mêmevolonté de corps n’est, comme je l’ai dit, qu’unevolonté particulière. Ainsi, l'on perd d’un côté cequ'on peut gagner de l’autre , et l'art du législateurest de savoir lixer le point où la force et la volontédu gouvernement, toujours en proportion récipro-que , se combinent dans le rapport le plus avanta-geux à l’état.
CHAPITRE III.
Divisions des Gouvernements.
On a vu, dans le chapitre précédent, pourquoiTon distingue les diverses espèces ou formes de gou-vernements par le nombre des membres qui les com-posent 5 il reste a voir dans celui-ci comment se faitcette division.
Le souverain peut, en premier lieu, commettrele dépôt do gouvernement à tout le peuple ou à laplus grande partie du peuple, en sorte qu’il y aitplus de citoyens magistrats que de citoyens simplesparticuliers. On donne a cette forme de gouverne-ment le nom de démocratie.
Ou bien il peut resserrer le gouvernement entre