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Tome I.
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DU CONTRAT SOCIAL.

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punisse les crimes, et celui-là qu’on les prévienne jl’un trouve beau qu’on soit craint des voisins, l'autreaime mieux qu’on en soit ignoré ; l’un est contentquand l’argent circule, l’autre exige que le peupleait du pain. Quand même on conviendroit sur cespoints et d’autres semblables , en seroit-on plusavancé? Les quantités morales manquant de mesureprécise, fut-on d’accord sur le signe, comment l’êtresur l’estimation ?

Pour moi , je m’étonne toujours qu’on mécon-noisse un signe aussi simple , ou qu’on ait la mau-vaise foi de n’en pas convenir. Quelle est la ün del’association politique ? c’est la conservation et laprospérité de ses membres. Et quel est le signe leplus sûr qu’ils se conservent et prospèrent? c’estleur nombre et leur population. N’allez donc paschercher ailleurs ce signe si disputé. Toute chosed’ailleurs égale , le gouvernement sous lequel, sansmoyens étrangers, sans naturalisations, sans colo-nies, les citoyens peuplent et multiplient davantage,est infailliblement le meilleur. Celui sous lequel unpeuple diminue et dépérit est le pire. Calculateurs,c’est maintenant votre affaire; comptez, mesurez,comparez (æ).

(o) On doit juger, sur le même principe, des siècles quiméritent la préférence pour la prospérité du genre humain.On a trop admiré ceux où l’on a vu fleurir les lettres et lesarts , sans pénétrer l’objet secret de leur culture, sans en con-sidérer le funeste effet : idque apud imperitos humanilas vocubatur,