LIVRE IV.
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cet égard expliqucra-t-il plus sensiblement toutes lesmaximes que je pourrais établir. Il n’cst pas indigned’un lecteur judicieux de voir un peu en détail com-ment se traitoient les affaires publiques et particuliè-res dans un conseil de deux cent mille hommes.
CHAPITRE IV.
Des Comices romains.
Nous n'avons nuis monuments bien assurés despremiers temps de Rome ; il y a même grande ap-parence que la plupart des choses qu’on en débitesont des fables (a) ; et en général la partie la plus in-structive des annales des peuples, qui est l'histoirede leur établissement, est celle qui nous manque leplus. L’expérience nous apprend tous les jours dequelles causes naissent les révolutions des empires :mais, comme il ne se forme plus de peuple, nousn'avons guère que des conjectures pour expliquercomment ils se sont formés.
Les usages qu'on trouve établis attestent au moinsqu'il y eut une origine a ces usages. Des traditionsqui remontent a ces origines , celles qu’appuient lesplus grandes autorités, et que de plus fortes raisonsconfirment, doivent passer pour les plus certaines.