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LIVRE IV.
que l'état ne soit l'Église, et que le prince ne soit lepontife. Un tel dogme n’est bon que dans un gou-vernement théocratique ; dans tout autre il est per-nicieux. La raison sur laquelle on dit que Henri IV embrassa la religion romaine la devroit faire quitterà tout honnête homme, et surtout à' tout prince quisauroit raisonner)*).
CHAPITRE IX.
Conclusion.
Après avoir posé les vrais principes du droit po-litique et tâché de fonder l’état sur sa base, il res-teroit a l’appuyer par ses relations externes ; ce quicomprendroifc le droit des gens, le commerce, ledroit de la guerre et les conquêtes, le droit public ,
(•) « Un historien rapporte que le roi faisant faire devant» lui une conférence entre les docteurs de l’une et de l’autre» Église , et voyant qu’un ministre tomboit d’accord qu’on so» pouvoit sauver dans la religion des catholiques, sa majesté» prit la parole, ctdit à ce ministre : Quoi! tombez-vous cPaccord» qu’on puisse s* sauver dans la religion de ces messieurs-là l Le mi-. » nistre répondant qu’il n’en doutoit pas, pourvu qu’on y vé-» eût bien , le roi repartit très-judicieusement: La prudence» veut donc que je sois de leur religion et non pas de la votre , parce» qu’étant de la leur, je me sauve selon eux et selon vous, et étant de» la votre, je me sauve bien selon vous, mais non selon eux. Or la» prudence veut que je suive le plus assuré. » Péréfixe , Hist. deKenri IV.
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