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NOTE
sées ; mais que ce que ce nouvel écrit pouvoit conte-nir d’impraticable , de dangereux pour une monar-chie, seroit précisément ce que l’on voudroit réaliser,et que de coupables ambitions s’étaieroient de cettegrande autorité pour saper, et peut-être détruirel’autorité royale.
Combien je murmurai de ces réflexions ! combienelles m’aiïligèrcnt ! Je respectai l’ascendant de l’ami-tié unie à l’expérience, et je me soumis. Ah! quej’ai bien reçu le prix de cette déférence ! GrandDieu ! que n’auroient-ils pas fuit de cet écrit (*) !comme ils l’auroient souillé, ceux qui, dédaignantd'étudier les écrits de ce grand homme, ont dénaturéet avili ses principes 5 ceux qui n’ont pas vu que leContrat social 9 ouvrage isolé et abstrait, n’étoit ap-plicable à aucun peuple de l’univers ; ceux qui n’ontpas vu que ce même J. J. Rousseau, forcé d’appli-quer ces préceptes a un peuple existant en corps denation depuis des siècles, plioit aussitôt ses princi-pes aux anciennes institutions de ce peuple, ména-geoit tous les préjugés trop enracinés pour être dé-truits sans déchirements, qui disoit après avoir tracé
(*) 11 est difficile d’imaginer qu’on eût été plus loin qu’onn’est allé, et permis conséquemment de regretter la perte dumanuscrit détruit par M. d’Antraigucs. Son scrupule et sonaction partent d’une hypothèse gratuite, admise par beaucoupde gens, et qui, même quand elle le seroit par un plus grandnombre» n’en seroit pas plus vraie; c’est que tous lesyakeurs,dans noire révolution , n’agissoient qu’en vertu du Contraisocial. Voyez l’avertissement.