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GOUVERNEMENT
celles qui vous firent ce que vous êtes. La premièreréforme dont vous auriez besoin seroit celle de votreétendue. Vos vastes provinces ne comporteront ja-mais la sévère administration des petites républi-ques. Commencez par resserrer vos limites si vousvoulez réformer votre gouvernement. Peut-être vosvoisins songent-ils à vous rendre ce service. Ce se-roit sans doute un grand mal pour les parties dé-membrées ; mais ce seroit un grand bien pour lecorps de la nation.
Que si ces retranchements n’ont pas lieu, je nevois qu’un moyen qui pût y suppléer peut-être ; et,ce qui est heureux, ce moyen est déjà dans l’espritde votre institution. Que la séparation des deux Po-îognes soit aussi marquée que celle de la Lithuanie :ayez trois états réunis en un. Je voudrois, s’il étoitpossible, que vous en eussiez autant que de palati-nats. Formez dans chacun autant d'administrationsparticulières. Perfectionnez la forme des diétines,'étendez leur autorité dans leurs palatinats respec-tifs; mais marquez-en soigneusement les bornes, etfaites que rien ne puisse rompre entre elles le liende la commune législation, et de la subordinationau corps de la république. En un mot, appliquez-vous à étendre et perfectionner le système des gou-vernements fédératifs, le seul qui réunisse les avan-tages des grands et des petits états , et par là le seulqui puisse vous convenir. Si vous négligez ce con-seil , je doute que jamais vous puissiez faire un bonouvrage.