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Tome II.
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GOUVERNEMENT

peut rien sans lui : mais ôtez le sénat et le roi, Tor-dre équestre et par lui l’état et le souverain demeu-rent en leur entier; et dès demain, s’il lui plaît, ilaura un sénat et un roi comme auparavant.

Mais, pour n’être pas un ordre dans l’état, il nes’ensuit pas que le sénat n’y soit rien ; et quand iln’auroit pas en corps le dépôt des lois, ses mem-bres , indépendamment de l’autorité' du corps,nele scroient pas moins de la puissance législative , etce scroit leur ôter le droit qu’ils tiennent de leurnaissance que de les empêcher d’y voter en pleinediète toutes les fois qu’il s’agit de faire ou de révo-quer des lois ; mais ce n’est plus alors comme séna-teurs qu'ils votent, c’est simplement comme ci-toyens. Sitôt que la puissance législative parle,.toutrentre dans l’égalité ; toute autre autorité se taitdevant elle ; sa voix est la voix de Dieu sur la terre.Le roi même , qui préside h la diète , n’a pas alors,je le soutiens, le droit d’y voter s’il n’est noble po-lonois.

On me dira sans doute ici que je prouve trop,cl que si les sénateurs n’ont pas voix comme tels àla diète , ils ne doivent pas non plus l’avoir commecitoyens, puisque les membres de l’ordre équestren’y votent pas par eux-mêmes, mais seulement par1 eurs représentants , au nombre desquels les séna-teurs ne sont pas. Et pourquoi voteroicnt-ils commeparticuliers dans la diète, puisque aucun autre noble,s’il n’est nonce, n’y peut voter? Cette objection meparoît solide dans l’état présent des choses ; maisquand les changements projetés seront faits, elle ne