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GOUVERNEMENT
ques difficultés à l’envoi des mêmes nonces a deuxdiètes consécutives, et d’empêcher qu’ils ne soientélus un grand nombre de fois. Je reviendrai ci-aprèssur cet article.
Le second moyen est d’assujettir les représen-tants à suivre exactement leurs instructions, et arendre un compte sévère à leurs constituants deleur conduite à La diète. La-dessus je ne puis qu’ad-mirer la.négligence , l’incurie, et j’ose dire la stu-pidité de la nation angloise, qui, après avoir arméses députés de la suprême puissance , n’y ajouteaucun frein pour régler l’usage qu’ils en pour-ront faire pendant sept ans entiers que dure leurcommission.
Je vois que les Polonois ne sentent pas assezl'importance de leurs diétines , ni tout ce qu’ilsleur doivent, ni tout ce'qu’ils peuvent en obteniren étendant leur autorité et leur donnant uneforme plus régulière. Pour moi, je suis convaincuque si les confédérations ont sauvé la patrie , cesont les diétines qui l’ont conservée; et que c’est làqu’est le vrai palladium de la liberté.
Les instructions des nonces doivent être dresséesavec grand soin, tant sur les articles annoncés dansles universaux (*), que sur les autres besoins pré-sents de l’état ou de la province, et cela par une
(*) On appeloit tmiversaux les lettres de convocation pour ladiète générale expédiées au nom du roi dans tous les palati-nats ; elles faisoient toujours connoître l’objet de la convoca-tion ; et ce qui devoitêtre mis en délibération dans la diète-