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tout quand elle est immédiatement entre les mainsde la nation. Que cette durée des diètes ordinairescontinue d’être fixée à six semaines, à la bonneheure : mais il dépendra toujours de rassemblée deprolonger ce terme par une délibération expresselorsque les affaires le demanderont. Car enfin, sila diète, qui, par sa nature, est au-dessus de la loi,dit, Je veux l'ester , qui est-ce qui lui dira , Je neveux pas cjue tu restes ? Il n’y a que le seul casqu’une diète voulût durer plus de deux ans, qu’ellene le pourroit pas ; ses pouvoirs alors finiroient etceux d’une autre diète commenceroient avec la troi-sième année. La diète, qui peut tout, peut sanscontredit prescrire un plus long intervalle entre lesdiètes : mais cette nouvelle loi ne pourroit regarderque les diètes subséquentes, et celle qui la porten’en peut profiter. Les principes dont ces règles sedéduisent sont établis dans le Contrat social.
A l’égard des diètes extraordinaires, le bon ordreexige en effet qu’elles soient rares, et convoquéesuniquement pour d’urgentes nécessités. Quand leroi les juge telles, il doit, je l’avoue, en être cru :mais ces nécessités pourroient exister et qu’il n’enconvint pas ) faut-il alors que le sénat en juge ?Dans un état libre on doit prévoir tout ce qui peutattaquer la liberté. Si les confédérations restent,elles peuvent en certains cas suppléer les diètesextraordinaires : mais si vous abolissez les confé-dérations , il faut un réglement pour ces diètesnécessairement.
Il me paroît impossible que la loi puisse fixer