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Tome II.
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GOUVERNEMENT

raisonnablement la durée des diètes extraordinai-res , puisqu’elle dépend absolument de la naturedes affaires qui les font convoquer. Pour l’ordi-naire la célérité y est nécessaire; mais cette célé-rité étant relative aux matières à traiter qui ne sontpas dans l’ordre des affaires courantes, on ne peutrien statuer là-dessus d’avance, et l’on pourrait setrouver en ,tel état qu’il importeroit que la dièterestât assemblée jusqu’à ce que cet état eût changé,ou que le temps des diètes ordinaires fit tomber lespouvoirs de celle-là.

Pour ménager le temps , si précieux dans les diè-tes , il faudroit tâcher d’d ter de ces assemblées lesvaines discussions qui ne servent qu’à le faire per-dre. Sans doute il y faut non-seulement de la règleet de l’ordre, mais du cérémonial et de la majesté.Je voudrais même qu’on donnât un soin particulierà cet article, et qu’on sentît par exemple, la barba-rie et l’horrible indécence de voir l’appareil des ar-mes profaner le sanctuaire des lois. Polonois , êtes-vous plus guerriers que n’étoient les Romains ? etjamais , dans les plus grands troubles de leur répu-blique , l’aspect du glaive ne souilla les comices nile sénat. Mais je voudrais aussi qu’en s’attachantaux choses importantes et nécessaires on évitât toutce qui peut se faire ailleurs également bien. Le rugi,par exemple, c’est-à-dire l’examen de la légitimitédes nonces, est un temps perdu dans la diète, nonque cet examen ne soit en lui-même une chose im-portante , mais parce qu’il peut se faire aussi bienet mieux dans le lieu même où ils ont été clus , où