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GOUVERNEMENT
peuple à Rome : orilsn’exerçoientpas ce droit commecitoyens, mais comme représentants du peuple ro-main. La perte du liberum veto n’est donc que pourla chambre des nonces, et le corps du sénat , n’yperdant rien, y gagne par conséquent.
Ceci posé, je vois un défaut à corriger dans ladiète ; c’est que, le nombre des sénateurs égalantpresque celui des nonces, le sénat a une trop grandeinfluence dans les délibérations, et peut aisément ,par son crédit dans l’ordre équestre, gagner le petitnombre'de voix dont il a besoin pour être toujoursprépondérant.
Je dis que c’est un défaut, parce que le sénat,étant un corps particulier dans l’état, a nécessaire-ment des intérêts de corps différents de ceux de la na-tion, et qui même, à certains égards ,y peuvent êtrecontraires. Or la loi, qui n’est que l’expression de lavolonté générale, est bien le résultat de tous lesintérêts particuliers combinés et balancés par leurmultitude \ mais les intérêts de corps, faisant unpoids trop considérable , romproient l’équilibre, etne doivent pas y entrer collectivement. Chaqueindividu doit avoir sa voix ; nul corps, quel qu’ilsoit, n’en doit avoir une. Or si le sénat avoit tropde poids dans la diète, non-seulement il y porteroitson intérêt, mais il le rendroitprépondérant.
Un remède naturel à ce défaut se présente delui-même ; c'est d’augmenter le nombre des nonces ;mais je craindrois que cela ne fit trop de mouvementdans l’état et n’approchât trop du tumulte démo-cratique. S’il falloit absolument changer la propor-