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Tome II.
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DE POLOGNE .

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tion, au lieu d’augmenter le nombre des nonces ,j’aimerois mieux diminuer le nombre des sénateurs.Et, dans le fond, je ne vois pas trop pourquoi, yayant déjà un palatin à la tête de chaque province,il y faut-encore de grands castellans. Mais ne per-dons jamais de vue l’importante maxime de ne rienchanger sans nécessité , ni pour retrancher ni pourajouter.

11 vaut mieux, à mon avis, avoir un conseilmoins nombreux, et laisser plus de liberté à ceuxqui le composent, que d’en augmenter le nombre etde gêner la liberté dans les délibérations , commeon est toujours forcé de faire quand ce nombre de-vient trop grand: à quoi j’ajouterai, s’il est permisde prévoir le bien ainsi que le mal, qu’il faut évi-ter de rendre la diète aussi nombreuse qu’elle peutl’être, pour ne pas s’ôter le moyen d’y admettre unjour, sans confusion, de nouveaux députés, si ja-mais on en vient à l’ennoblissement des villes et àl’affranchissement des serfs , comme il est à désirerpour la force et le bonheur de la nation.

Cherchons donc un moyen de remédier à ce dé-faut, d’une autre manière et avec le moins de chan-gement qu’il se pourra.

Tous les sénateurs sont nommes par le roi, et con-séquemment sont ses créatures: de plus, ils sontà vie, et, à ce titre, ils forment un corps indépen-dant et du roi et de l’ordre équestre, qui, commeje l’ai dit, a son intérêt a partet doittendre à l’usur-pation. Et l’on ne doit pas ici m’accuser de contra- 1diction parce que j’admets le sénat comme un corps