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Tome II.
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DE POLOGNE .

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là que leurs instituteurs savoient élever les âmes etles enflammer au besoin d’un zèle vraiment héroï-que. On a vu, dans des républiques où régnoientdes lois plus dures encore, de généreux citoyens sedévouer à la mort dans le péril de la patrie pourouvrir un avis qui pût la sauver. Un veto suivi dumême danger peut sauver, l’état dans l'occasion, etn’y sera jamais fort à craindre.

Oserois-je parler ici des confédérations et n’ètrepas de l avis des savants ? Ils ne voient que le malqu’elles font; il faudroit voir aussi celui qu’elles em-pêchent. Sans contredit la confédération est un étatviolent dans la république ; mais il est des mauxextrêmes qui rendent les remèdes violents nécessai-res , et dont il faut tâcher de guérir à tout prix. Laconfédération est en Pologne ce qu’étoit la dictaturechez les Romains. L'une et l'autre font taire les loisdans un péril pressant, mais avec cette grande diffé-rence , que la dictature, directement contraire à lalégislation romaine et à l'esprit du gouvernement, afini par le détruire , et que les confédérations, aucontraire, n’étant qu’un moyen de raffermir et ré-tablir la constitution ébranlée par de grands efforts ,peuvent tendre et renforcer le ressort relâché del’état sans pouvoir jamais le briser. Cette forme fé-dérative, qui peut-être dans son origine est une causefortuite, me paroit être un chef-d’œuvre de politi-que. Partout où la liberté règne , elle est incessam-ment attaquée , et très-souvent en péril. Tout étatlibre où les grandes crises n’ont pas été prévues està chaque orage en danger de périr. Il n'y a que les

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