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de plus puéril que les précautions prises sur cepoint par les Anglois. Pour ôter les jugements arbi-traires ils se sont soumis a mille jugements iniqueset même extravagants : des nuées de gens de loi lesdévorent, d’éternels procès les consument ; et avecla folle idée de vouloir tout prévoir, ils ont fait deleurs lois un dédale immense où la mémoire et laraison se perdent également.
Il faut faire trois codes : l’un politique, l’autrecivil, et l’autre criminel ; tous trois clairs , courtset précis autant qu’il sera possible. Ces codes serontenseignés non-seulement dans les universités, maisdans tous les collèges, et l’on n’a pas besoin d’autrecorps de droit. Toutes les règles du droit naturelsont mieux gravées dans les cœurs des hommes quedans tout le fatras de Justinien : rendez-les seu-lement honnêtes et vertueux, et je vous répondsqu’ils sauront assez de droit. Mais il faut que tousles citoyens, et surtout les hommes publics , soientinstruits des lois positives de leur pays et des règlesparticulières sur lesquelles ils sont gouvernés. Ils lestrouveront dans ces codes qu’ils doivent étudier 5 ettous les nobles , avant d’être inscrits dans le livred’or qui doit leur ouvrir l’entrée d’une diétine, doi-vent soutenir sur ces codes, et en particulier sur lepremier, un examen qui ne soit pas une simpleformalité, et sur lequel, s’ils ne sont pas suffisam-ment instruits, ils seront renvoyés jusqu’à ce qu’ilsle soient mieux. A l’égard du droit romain et descoutumes, tout cela, s’il existe, doit être ôté desécoles et des tribunaux. On n’y doit connoître d’au-