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Tome II.
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GOUVERNEMENT

c’est-à-dire en établissant dans la proportion quiseroit jugée convenable une dîme qui se lèveroit ennature sur la récolte, comme la dîme ecclésiastique;et, pour éviter l’embarras des détails et des maga-sins , on affermèrent ces dîmes à l’enchère, cominefont les curés; en sorte que les particuliers ne se-roient tenus de payer la dîme que sur leur récolte,et ne la paieroient de leur bourse que lorsqu’ilsTaimeroient mieux ainsi, sur un tarif réglé par legouvernement. Ces fermes réunies pourroient êtreun objet de commerce, par le débit des denréesqu’elles produiroientet qui pourroient passer àl’étranger par la voie de Dantzick ou de Riga . Onéviteroit encore par là tous les frais de perceptionet de régie, toutes ces nuées de commis et d’em-ployés si odieux au peuple, si incommodes au public;et, ce qui est le plus grand point, la républiqueauroit de Rargcnt sans que les citoyens fussent obli-gés d’en donner ; car je ne répéterai jamais assezque ce qui rend la taille et tous les impôts onéreuxau cultivateur , est qu'ils sont pécuniaires , et qu'ilest premièrement obligé de vendre pour parvenirà payer.

CHAPITRE XII.

Système Militaire.

De toutes les dépenses de la république , l’entre-tien de l’armée de la couronne est la plus considé-