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voir, nul ne doit l’être par métier. Tel fut le systèmemilitaire des Komains ; tel est aujourd’hui celui desSuisses 5 tel doit être celui de tout état libre , etsurtout de la Pologne . Hors d’état de solder unearmée suffisante pour la défendre , il faut qu’elletrouve au besoin cette armée dans ses habitants.Une bonne milice , une véritable milice bien exer-cée, est seule capable de remplir cet objet. Cettemilice coûtera peu de chose à la république, seratoujours prête a la servir, et la servira bien, parcequ’enün l’on défend toujours mieux son propre bienque celui d’autrui.
Monsieur le comte Wielhopski propose de leverun régiment par palalinat, et de l’entretenir toujourssur pied. Ceci suppose qu’on licencieront l’armée dela couronne , ou du moins l’infanterie \ car je croisque l’entretien de ces trente-trois régiments sur-charger oit trop la république si elle avoit outre celal’armée de la couronne à payer. Ce changementauroit son utilité , et me paroit facile a faire, maisil peut devenir onéreux encore , et l’on préviendradifficilement les abus. Je ne serois pas d’avis d’épar-piller les soldats pour maintenir l’ordre dans lesbourgs et villages ] cela seroit pour eux une mau-vaise discipline. Les soldats , surtout ceux qui sonttels par métier, ne doivent jamais être livrés seulsà leur propre conduite, et bien moins chargés dequelque inspection sur les citoyens. Ils doivent tou-jours marcher et séjourner en corps : toujourssubordonnés et surveillés, ils ne doivent être quedes instruments aveugles dans les mains de leurs
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