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GOUVERNEMENT
le plan que j’imagine et que j’achèverai bientôt detracer, toute la Pologne deviendra guerrière au-tant pour la défense de sa liberté contre les entre-prises du prince que contre celles de ses voisins;et j’oserai dire que, ce projet une fois bien exécuté,l’on pourroit supprimer la charge de grand-généralet la réunir a la couronne , sans qu’il en résultât lemoindre danger pour la liberté , a moins que la na-tion ne se laissât leurrer par des projets de con-quêtes, auquel cas je ne répondrois plus de rien.Quiconque veut ôter aux autres leur liberté finitpresque toujours par perdre la sienne : cela est vraimême pour les rois , et bien plus vrai surtout pourles peuples.
donc les soldais de César s’offensèrent de celle qualification ,c’est par un motif étranger à celui que Rousseau leur sup-pose. Au resle, si l’exemple cité pèclie ici dans son appli-cation * * , la proposition générale n’en reste pas moins vraie.
* En supposant que quirites ne soit pas un mot synonymede citoyens , l’application n’en est pas moins juste. Les soldatsde César (comme tous les soldats) étoient choqués d’une dé-nomination étrangère à leur métier, qu’ils mettent au-dessusde tons les autres. Du reste, d’après Strahou , on appcloitquelquefois les Romains quirites , à cause de la ville de Cures,d’oùétoientTalius et Numa. Le premier partagea son royaumeavec Romulus ; et de îa réunion vint le mot quirites, motauquel celui de citoyens correspond mieux que tout autre.Quand , pour critiquer Jean-Jacques, on fait preuve d’érudi-tion , il faut être sur de soi. Quirites , qui survécut au sou-venir de Cures, et de la réunion de cette ville , n’étoit pas àRome synonyme de citoyens ; mais ce dernier mot seroit, dansquelques circonstances , fort mal traduit par celui de Cives.