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Tome II.
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GOUVERNEMENT

doit faire le plus grand effet. Il n’est pas possibleque , dans les malheurs que vient 'd’essuyer la Polo-gne , les confédérés n’aient reçu des assistances etdes marques d’attachement de quelques bourgeois,et même de quelques paysans. Imitez la magnani-mité des Romains, si soigneux, après les grandescalamités de leur république , de combler des té-moignages de leur gratitude les étrangers , les sujets,les esclaves, et même jusqu’aux animaux qui durantleurs digrâces leur avoient rendu quelques servicessignalés. O le beau début, a mon gré , que de donner solennellement la noblesse a ces bourgeois et lafranchise a ces paysans, et cela avec toute la pompeet tout l’appareil qui peuvent rendre cette cérémo-nie auguste, touchante, et mémorable ! Et ne vousen tenez pas a ce début. Ces hommes ainsi distin-gués doivent demeurer toujours les enfants de choixde la patrie. 11 faut veiller sur eux, les protéger,les aider, les soutenir, fussent-ils même de mauvaissujets. Il faut à tout prix les faire prospérer touteleur vie, afin qne , par cet exemple mis sous lesyeux du public, la Pologne montre a l’Europe en-tière ce que doit attendre d’elle dans ses succès qui-conque osa l’assister dans sa détresse.

Voilà quelque idée grossière et seulement parforme d’exemple de la manière dont on peut pro-céder , pour que chacun voie devant lui la routelibre pour arriver à tout, que tout tende graduelle-ment, en bien servant la patrie, aux rangs les plushonorables, et que la vertu puisse ouvrir toutes lesportes que la fortune se plaît à fermer.