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qu’ils ont voulu vous donner aucun parti mitigé. Ilfaut ou lui faire couper la tête, comme il l’a mé-rité , ou, sans avoir égard à sa première élection,qui est de toute nullité, l’élire de nouveau avec d’autrès pacta conventa 9 par lesquels vous le ferez re-noncer à la nomination des grandes places. Le se-cond parti n’est pas seulement le plus humain,mais le plus sage ; j’y trouve même une certainefierté généreuse qui peut-être mortifiera bien au-tant la cour de Pétersbourg que si vous faisiez uneautre élection. Poniatowski fut très-criminel sansdoute 5 peut-être aujourd’hui n’est-il plus que mal-heureux : du moins, dans la situation présente, ilme paroît se conduire assez comme il doit le faireen ne se mêlant de rien du tout. Naturellement ildoit au fond de' son cœur désirer ardemment l’ex-pulsion de ses durs maîtres. Il y auroit peut-être unhéroïsme patriotique à se joindre, pour les chasser,aux confédérés j mais on sait bien que Poniatowskin’est pas un héros : d’ailleurs, outre qu’on ne lelaisseroit pas faire, et qu’il est gardé à vue infailli-blement , devant tout aù Russe, je déclare franche-ment que, si j’étois à sa place, je ne voudrois pourrien au monde être capable de cet héroïsme-là.
Je sais bien que ce n’est pas la le roi qu’il vousfaut quand votre réforme sera faite, mais c’est peut-être celui qu’il vous faut pour la faire tranquille-ment. Qu’il vive seulement encore huit ou dix ans,votre machine alors ayant commencé d’aller, et plu-sieurs palatinats étant déjà remplis par des gardiensdes lois, vous n’aurez pas peur de lui donner un