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GOUVERNEMENT
successeur qui lui ressemble ; mais j’ai peur, moi,qu’en le destituant simplement, vous ne sachiezqu’en faire, et que vous ne vous exposiez à de nou-veaux troubles.
De quelque embarras néanmoins que vous puissedélivrer sa libre élection, il n’y faut songer qu’a-près s’ètre bien assuré de ses véritables dispo-sitions , et dans la supposition qu’on lui trouveraencore quelque bon sens , quelque sentiment d’hon-neur, quelque amour pour son pays, quelque con-noissance de ses vrais intérêts, et quelque désir deles suivre; car en tout temps ; et surtout dans latriste situation où les malheurs de la Pologne vontla laisser, il n’y auroit rien pour elle de plus funesteque d’avoir un traître a la tête du gouvernement.
Quant a la manière d’entainer l’œuvre dont il s'a-git, je ne puis goûter toutes les subtilités qu’on vouspropose pour surprendre et tromper en quelquesorte la nation sur les changements h faire à seslois. Je serois d’avis seulement, en montrant votreplan dans toute son étendue, de n’en point commen-cer brusquement l’exécution par remplir la républi-que de mécontents, de laisser en place la plupartde ceux qui y sont , de ne conférer les emploisselon la nouvelle réforme qu’à mesure qu’ils vien-droient à vaquer. N’ébranlez jamais trop brusque-ment la machine. Je ne doute point qu’un bon planune fois adopté ne change 'même l’esprit de ceuxqui auront eu part au gouvernement sous un autre.Ne pouvant créer tout d’un coup de nouveaux ci-toyens , il faut commencer par tirer parti de ceux