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Tome II.
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154 LETTRES

sans savoir s'il peut avoir son usage , même en lesupposant bon.

' Ce n’est point pour me refuser h vos invitations,monsieur, que je vous fais ces objections, maispour les soumettre à votre examen et à celui deM. Paoli. Je vous crois trop gens de bien l’un etl’autre pour vouloir que mon affection pour votrepatrie me fasse consumer le peu de temps qui mereste à des soins qui ne seraient bons à rien.

Examinez donc, messieurs ; jugez vous-mêmes,et soyez sûrs que l’entreprise dont vous m’aveztrouvé digne ne manquera point par ma volonté.

Recevez, je vous prie, mes très-humbles saluta-tations,

P. S. En relisant votre lettre, je vois f monsieur,qu’à la première lecture j’ai pris le change sur votreobjet. J’ai cru que vous demandiez un corps com-plet de législation, et je vois que vous demandezseulement une institution politique ; ce qui me faitjuger que vous avez déjà un corps de lois civilesautres que le droit écrit , sur lequel il s’agit decalquer une forme de gouvernement qui s’y rap-porte. La tâche est moins grande, sans être petite,et il n’est pas sûr qu’il en résulte un tout aussi par-fait; on n’en peut juger que sur le recueil completde vos lois.