162 LETTRES
ncments. Je vous embrasse et vous salue , monsieur,de tout mon cœur.
P. S. J’oubliois de vous dire, quant à vos prêtres,qu’ils seront bien difficiles s’ils ne sont contents demoi. Je ne dispute jamais sur rien, je ne parle ja-mais de religion, j’aime naturellement même autantvotre clergé que je hais le nôtre. J’ai beaucoupd’amis parmi le clergé de France , et j’ai toujourstrès-bien vécu avec eux. Mais , quoi qu’il arrive,je ne veux point changer de religion, et je souhaitequ’on ne m’en parle jamais, d’autant plus que celaseroit inutile.
Pour ne pas perdre de temps , en cas d’affirma-tion, il faudroit m’indiquer quelqu’un à Livourne ,h qui je pusse demander des instructions pour lepassage.
LETTRE IV.
AU MÊME.
Motiers, le 26 mai 1 ^ 65 -
La crise orageuse que je viens d’essuyer, mon*sieur, et l’incertitude du parti qu’elle me feroitprendre , m’ont fait différer de vous ■ répondre etde vous remercier jusqu’à ce que je fusse déter-miné. Je le suis maintenant par une suite d'événe-ments qui, m’offrant en ce pays, sinon la tranquil-