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Tome II.
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A M. BUTTA-FOCO.

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les seuls soucis d’un déménagement très-incommodein’absorberoient quand je n’en aurois point d’au-tres ; et ce sont les moindres des miens. A vue depays, quand ma tête se remettroit, ce que je regardecomme impossible de plus d’un an d’ici, il ne scroitpas en moi de m'occuper d’autre chose que de moi-même. Ce que je vous promets, et sur quoi vouspouvez compter dès a présent, est que, pour le restede ma vie, je ne serai plus occupé que de moi ou dela Corse ; toute autre affaire est entièrement banniede mon esprit. En attendant, ne négligez pas derassembler des matériaux, soit pour l’histoire, soitpour l’institution 5 ils sont les mêmes. Votre gouver-nement me paroît être sur un pied a pouvoir atten-dre. J’ai parmi vos papiers un mémoire daté de Vcs-covado , 1764 , que je présume être de votre façon,et que je trouve excellent. L’jlme et la tête du ver-tueux Paoü*feront plus que tout le reste. Avec toutcela pouvez-vous manquer d’un bon gouvernementprovisionnel ? aussi-bien, tant que des puissancesétrangères se mêleront de vous, ne pourrez-vousguère établir autre chose.

Je voudrois bien, monsieur, que nous pussionsnous voir: deux ou trois jours de conférence éclair-ciroient bien des choses. Je ne puis guère être asseztranquille cette année pour vous rien proposer :mais vous seroit-il possible , l’année prochaine, devous ménager un passage par ce pays ? J’ai dans la.tête que nous nous verrions avec plaisir, et quenous nous quitterions contents l’un de l’autre.

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