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Tome II.
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SUR LA POLYSYNODIE.

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ensemble , et la symétrie la plus régulière. Ces ob-jets généraux sont si importants, que l’habile archi-tecte sacrifie au mieux du tout mille avantagesparticuliers qu’il auroit pu conserver dans une or-donnance moins parfaite et moins simple. De même ,le politique ne regarde en particulier ni les finan-ces , ni la guerre, ni le commerce ; mais il rapportetoutes ces parties à un objet commun 5 et des pro-portions qui leur conviennent le mieux résultent lesplans généraux dont les dimensions peuvent varierde mille manières, selon les idées et les vues deceux qui les ont formés 5 soit en cherchant la plusgrande perfection du tout, soit en cherchant la plusfacile exécution, sans qu’il soit aisé quelquefois dedémêler celui de ces plans qui mérite la préférence.Or c’est de ces plans qu’on peut dire que, si chaqueconseil et chaque conseiller a le sien, il n’y auraque contradictions dans les affaires et qu’emhurrasdans le mouvement commun : mais le plan général,au lieu d’être celui d’un homme ou d’un autre , nedoit être et n’csfc en effet dans la polysynodie-quecelui du gouvernement j et c’est a ce grand modèleque se rapportent nécessairement, les délibérationscommunes de chaque conseil, et le travail particu-lier de chaque membre. Il est certain même qu’unpareil plan se médite et se conserve mieux dans ledépôt d’un conseil que dans la tête d’un ministre etmême d’un prince ; car chaque visiv a son plan, quin’est jamais celui de son devancier, et chaque demi-visir aussi le sien, qui n’est ni celui de son devan-cier , ni celui de son collègue : aussi voit-on gcncra-