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Tome II.
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SUR LA POLYSYNODIE.

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tion une multiplication de forces tout-à-fait superfluedans un gouvernement sain. Le monarque et le visirsont deux machines exactement semblables , dontl’une devient inutile sitôt que Vautre est en mouve-ment: car en effet, selon lemot.de Grotius , quirégit rex est. Ainsi Vétat supporte un double poidsqui ne produit qu’un effet simple. Ajoutez à celaqu’une partie de la force du visirat étant employéeà rendre le visir nécessaire et à le maintenir enplace, est inutile ou nuisible a Vétat. Aussi l’abbéde Saint-Pierre appelle-t-il avec raison le visiratune forme de gouvernement grossière , barbare ,pernicieuse aux peuples, dangereuse pour les rois,funeste aux maisons royales ; et Von peut dire qu’iln’y a point de gouvernement plus déplorable aumonde que celui où le peuple est réduit à désirerun visir. Quant au demi-visirat, il est avantageuxsous un roi qui sait gouverner et réunir dans sesmains toutes les rênes de Vétat; mais, sous unprince foible ou peu laborieux, cette administrationest mauvaise , embarrassée , sans système et sansvues, faute de liaison entre les parties et d’accordentre les ministres , surtout si quelqu’un d’entreeux, plus adroit ou plus méchant que les autres,tend en secret au visirat. Alors tout se passe en in-trigues de cour, Vétat demeure en langueur : etpour trouver la raison de tout ce qui se fait sous unsemblable gouvernement, il ne faut pas demanderà quoi cela sert, mais à quoi cela nuit.

Pour la polysynodie de l’abbé de Saiut-Pierre,je ne saurois voir qu’elle puisse être utile ni prati-