264 JUGEM. SUR LA POLYSYNODIE.
cable dans aucune véritable monarchie, mais seule-ment dans une sorte de gouvernement mixte où lechef ne soit que le président des conseils , n’ait quela puissance exécutive , et ne puisse rien par lui-même : encore ne saurois-je croire qu’une pareilleadministration put durer long-temps sans abus ; carles intérêts des sociétés partielles ne sont pas moinsséparés de ceux de l’état, ni moins pernicieux à larépublique que ceux des particuliers ; et ils ontmême cet inconvénient de plus, qu’on se fait gloirede soutenir a quelque prix que ce soit les droits oules prétentions du corps dont on est membre , et quece qu’il y a de malhonnête à se préférer aux autres,s’évanouissant à la faveur d’une société nombreusedont on fait partie, à force d’être bon sénateur ondevient enfin mauvais citoyen. C’est ce qui rendl’aristocratie la pire des souverainetés (a) ; c’est cequi rendroit peut-être la polysynodie le pire de tousles ministères.
(a) Je parierois que mille gens trouveront encore ici unecontradiction avec le Contrat social * *. Cela prouve qu’il y aencore plus de lecteurs qui devroienl apprendre à lire , qued’auteurs qui devroient apprendre à être conséquents.
* Voyez Contrat social, livre ni, chap. V,et la note aucliap.xsur la République romaine.
FIN DU TOME X,
ET DU SECOND VOLUME DE LA POLITIQUE.