FORTIFICATION SOUTERRAINE.
162
centimètres, il suffit d’y appuyer un ou deux barils de poudre,auxquels on donne le l'eu. En parlant des démolitions dans le cha-pitre suivant, je donnerai diilérens exemples de dispositions pourdétruire les enceintes fermées de murailles non terrassées.
56g. J’ai dit plus haut (5i5) que l’explosion du dernier globede compression établi sous les glacis de Schweidnitz , avoit, non-seulement renversé la contrescarpe, mais qu’il en avoit même pousséles débris contre le revêtement du fort attaqué. J’ai encore remar-qué, d’après Bousmard, que les Russes avoient employé ce moyenaux sièges de Choc/.im et de Bender, pour former contre les en-ceintes de ces places des rampes praticables. Il n’est pas inutile derépéter ici qu’il seroit à désirer, pour le perfectionnement de l’artoffensif, que ce genre d’épreuves fut plus multiplié. Ce nouvel em-ploi des fourneaux surchargés, dont la guerre offre à peine quel-ques exemples, pourvoit, dans certaines circonstances, éviter àl’assiégeant Beaucoup de retards, de fatigues et de dangers.
CHAPITRE Y111.
Du mineur en campagne (ij.
570 . On peut employer utilement les mineurs dans la guerre decampagne, tantôt à augmenter la défense d’un poste retranché, àfaire sauter un pont pour favoriser la retraite d’une armée oud’un corps de troupe ; tantôt à faire brèche à des postes revêtusen maçonnerie ; à détruire, s’il le faut, entièrement leur escarpeet leur contrescarpe; à renverser des tours, châteaux, ou autres
(1) Une partie de ce chapitre çst tirée d’un mémoire manuscrit de Mouzé, portantle même titre.