J 86 FORTIFICATIONS SOUTERRAINE.
étant connue par cette seule donnée, puisqu’on sait qu’elles sontperpendicubires aux faces des bastions, il suffira de conduire au-dessus une sape bien'droite, et de creuser à 8 ou 9 mètres du piedde l’esca rpe un puits de 2 mètres de profondeur. En y déposantun ou deux barils de poudre auxquels on mettra le feu, on serasûr d’enf oncer ces communications, et de n’avoir plus rien à craindredes fourneaux que l’assiégé pourroit avoir distribué sur leurs flancset dans leurs intervalles.
chapitre III.
Système de MégrignL
65 1. L’expérience des sièges presque sans nombre qui eurentlieusous le règne de Louis XIV prouva aux constructeurs des places,que la fortification souterraine ne devoit pas se borner à défendreles approches du chemin couvert, mais que, maniée avec art et parune main habile au pied de? brèches et sur le terre-plein des ou-vrages, elle pouvoit opposer de puissans obstacles aux progrès del’assiégeant. Comment, en effet, éviter les feux des fourneaux dansun espace resserré, où les logemens sont nécessairement donnésde position, et où l’on ne peut arriver que par des points biendéterminés ?
652. Ces observations n’échappèrent pas aux ingénieurs de cetemps-là, et je ne doute pas qu’elles n’aient dirigé les beaux tracésde Luxembourg et de Maastricht , oii la défense souterraine étoitcomme concentrée dans les ouvrages détachés qui couvroient lecorps de place.
655. Mégrigni, tout à la fois bon officier du génie et excellentmineur, ne perdit pas non plus de vue cette intéressante vérité