FORTIFICATION SOUTERRAINE.
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( Pièce N.° 2. )
Epreuve faite à la F ère, en 1732, pour prouver la réalitédu globe de compression (1 J.
1. On a fait quatre puits CDEF (Fig. 96. et 97, PI. Y ) aux anglesd’un quadrilatère formé par quatre galeries AGBH, de 60 piedsde largeur sur 70 pieds de longueur. Le premier puits avoit 10pieds de profondeur, le second 1 i,le troisième 12 , et le quatrièmei 3 . Ainsi ces galeries alloient en pente douce, afin de ne pas setrouver dans un même plan, par conséquent dans une même veinede terre. Elles avoient trois pieds de largeur, sur quatre et demide hauteur, bien coffrées en bois de chêne, dans un terrain quej’ai désigné pour la première espèce. Il y avoit cela de particulier,qu’à dix pieds de profondeur l’on a rencontré un banc de marnefort dur et fort étendu en superficie et en profondeur.
2. L’on a établi un fourneau N à dix pieds de ligne de moindrerésistance , moyennant un rameau à double retour d’équerreGIKLM, partant de la galerie DC. Le fourneau étoit placé defaçon que le centre se trouvoit éloigné de 25 pieds de la premièregalerie DC; de 3 o, de la seconde DE; de 35 , de la troisième EF,et de42 de la quatrième CF. Yis-à-vis du fourneau, on est partide la galerie CF pour conduire un rameau T en rampe, dont leciel B étoit de i 3 pieds au-dessous du centre N. Toutes choses ainsidisposées, on a chargé ce fourneau de 1200 liv. de poudre, pourvoir quel en seroit l’événement; car on doutoit que les galeriespussent être crevées, surtout celle qui en étoit distante de 42 pieds.
(1) La relation de cette épreuve se trouve dans les Œuvres diverses de Hélidor;dans le Traité des mines de Vauban , commenté par Foissac; et dans plusieursautres ouvrages.