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plupart des capitalistes genevois, perdu une grande partie desa fortune par l’effet de la révolution française . Il compritque ce n’était plus à des recherches dictées par la seule im-pulsion du moment, mais à un travail suivi et lucratif, qu’ildevait maintenant se livrer. Au milieu des distractions de plusd’un genre dont il avait été entouré, il n’avait point cepen-dant négligé la botanique. Il avait lu à la Société Philoma-tique un rapport ayant pour objet l’examen comparatif desrecherches sur les conferves de Mr. Vaucher et de celles d’unMr. Girod de Chanlrans, dans lequel, tant par la précisionet l’exactitude que par le nombre des observations, il faisaitressortir la supériorité du travail de Mr. Vaucher, jugementque le monde savant a pleinement ratifié. 11 avait égale-ment communiqué à la même Société une découverte qu’ilavait faite en étudiant la graine des Nymphéacées, savoir quecette famille, placée à tort dans la classe des Monocotylédones,appartient à celle des Dicotylédones . Celte opinion, qui fut con-testée assez vivement par quelques botanistes, a été dès lorsconfirmée par son premier défenseur, et établie par lui surdes preuves irréfragables, dans un mémoire publié en 1824dans les Mémoires de la Société de Physique et d’Histoire na-turelle de Genève.
Mais tout cela n’était encore que des travaux accidentels,intéressants sans doute pour la science, mais peu propres àrépondre au but que se proposait De Candolle et que sa nou-velle position lui faisait un devoir de poursuivre. Il se dé-cida donc à accepter une proposition qui lui avait déjà étéfaite plus d’une fois, mais qu’il avait toujours éludée pourse livrer à d’autres recherches moins assujettissantes et peut-être plus originales. Celle proposition était celle que lui faisaitavec instance Mr. de Lamarck, l’auteur de la Flore française,de publier une nouvelle édition de cet ouvrage important,en le mettant au niveau de la science. 11 entreprit cet im-mense travail avec une ardeur dont on peut se faire une idée,
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