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Notice sur la vie et les ouvrages de A.-P. de Candolle / par A. de la Rive
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quand on en voit les résultats et qu’on les compare au peu detemps qu’il employa à les obtenir. De Canilolle fit de la Florefrançaise un ouvrage tout nouveau ; il suffit* pour s’en con-vaincre, de lire la dédicace à Mr.de Lamarck , qu’il mit en téléde celte nouvelle édition. En même temps qu’il rappelle, avecune scrupuleuse exactitude, ce qui appartient à Mr. de Lamarckdans cette œuvre considérable, il se contente d’énumérer lesadditions et les modifications qu’il y a apportées, et cette simpleénumération, qu’il a cherché à rendre aussi modeste que possi-ble, ressort comme l’expression d’un esprit supérieur qui s’em-pare d’un ancien titre pour faire un ouvrage tout nouveau.

De Candolle utilisa, pour son entreprise, des ressourcesconsidérables qu’il parvint à se procurer : d’abord l’herbier del’Héritier, riche de huit mille espèces, qu’il avait acquis et déjàpassablement augmenté ; puis l’herbier de Lamarck qui natu-rellement fut entièrement à sa disposition ; celui de Mr. Benja-min Delessert , déjà très-remarquable à celte époque tant parle choix que par le nombre des espèces, et qu’il mit à contri-bution comme il l’aurait fait du sien propre; et beaucoup d’au-tres encore dont l’accès lui fut immédiatement ouvert. Il or-ganisa des correspondances dans toutes les parties de la France et des pays avoisinants qui étaient alors réunis à l’empirefrançais. 11 sut tirer parti des relations qu’il avait dans différen-tes villes, à Turin, à Genève, à Neuchâtel, à Montpellier . Il re-prit, dans ses précédents travaux, tous ceux qui pouvaient luiêtre de quelque utilité, tels, en particulier, que les Recherchessur les champignons qu’il avait faites avec beaucoup de soin, etson étude des algues marines, qu’un séjour au bord de la merlui permit de compléter. Il se mit en rapport avec Hedwig fils,pour avoir sur la famille des mousses, très-négligée jusqu’a-lors en Fi ance, des renseignements que personne n’était mieux àmême de lui fournir que le fils du botaniste qui s’était rendu cé-lèbre par l’étude approfondie de cette famille du règne végétal.Il obtint deRamond communication de sa Flore des Pyrénées, de