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Notice sur la vie et les ouvrages de A.-P. de Candolle / par A. de la Rive
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Mr. Schleicher sa collection des plantes des Alpes , et d'un grandnombre dautres botanistes des documents spéciaux, qui avaienttous pour lui une grande valeur en regard de lusage auquelil les destinait. La vue seule de tous ces matériaux accumulésaurait effrayé un autre que De Candolle ; mais ce fut pour lui,au contraire, loccasion de développer dans toute leur puis-sance cet esprit dordre, ce coup dœil prompt et juste, celteforce danalyse, qui, une fois constatés par celle grandeépreuve, déterminèrent pour toujours le caractère spécial desa supériorité, en le mettant hors de ligne pour le talent de laclassification et de la description des espèces.

Quoiquil soit difficile de donner en peu de mots une idéeexacte de tous les genres de mérite que présente la Florefrançaise, il me parait cependant quon peut le faire en rap-pelant les trois ou quatre traits distinctifs de cet importantouvrage.De Candolle ajouta 2000 espèces aux 2700 queLamarck avait déjà décrites comme croissant naturellementen France . Voilà déjà un premier résultat saillant.Les des-criptions des espèces furent , pour quelques familles surtout ,telles que les algues et les champignons, de véritables chefs-dœuvre qui, comme ouvrages spéciaux , auraient eu déjà àeux seuls une grande valeur. La description des organes etleur action, en dautres termes, le traité abrégé dorganogra-pliie et de physiologie végétale quil mit en (été de louvrage,fut une idée des plus heureuses quil réalisa le premier , avecun succès qui tient à la manière claire et animée dont ce mor-ceau est écrit autant quà la nouveauté des vues qui y sont ex-posées. Il a repris plus tard ces deux sujets pour en faire deuxouvrages importants , sous le titre dOrganographie végétaleet de Physiologie végétale , en profitant de tous les progrèsquavait faits la science, et des connaissances nombreusesquil avait lui-méme acquises dans lintervalle. Mais, quel quesoit le mérite de ces deux Traités, je ne crois pas quilsfassent oublier les deux chapitres mis en tête de la Flore fran-