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L’UNIVERS.
lémée de Péluse, avaient fixé le pre-mier degré des longitudes, et qu’ilsplaçaient à dix degrés à l’ouest ducontinent d’Afrique . C’était un groupede six îles florissantes, voisines lesunes des autres, où les plantes et lesarbres venaient naturellement sansculture, où tout était bon et agréable.Là se voyaient autant de hautes tours,élevées de cent coudées, et servant defanaux aux navigateurs, sur chacunedesquelles était placée une statued’airain, le bras étendu en arrière,pour avertir qu’il n’y avait point deroute au delà. Ces statues étaientl’œuvre de Dzou-el-Qarnayn, ou duhéros Bicorne qui, dans les traditionsarabes, tient la même place qu’Her-cule dans les légendes mythiques dela Grèce .
Les îles Éternelles se trouvaient sy-métriquement réparties dans les troispremiers climats d’entre les sept quise succèdent depuis l’équateur jusqu’aupôle. Le nom des deux îles comprisesdans le premier climat ne nous estpoint connu ; mais nous savons queles deux suivantes, celles qui appar-tiennent au deuxième climat, étaientappelées Masfahan et Laghousf*);quant aux deux autres, à retrouverdans le troisième climat, il ne nousest pas donné non plus de les distin-guer avec certitude au milieu de cellesque nous décrivent en ces parages lesgéographes arabes, et que nous allonspasser en revue.
Sàbah fut visitée par Dzou-el-Qar-nayn , qui y passa une nuit, pendantlaquelle ses compagnons et lui furentassaillis à coups de pierres par les ha-bitants.
A Sa’aly , nul signe extérieur nedistingue les deux sexes; un vêtementde feuilles de palmier est communaux femmes ainsi qu’aux hommes, fetceux-ci n’ont point de barbe ; des dentsaiguës leur sortent de la bouche, leursveux étincellent comme des éclairs, etleur souffle est enflammé comme descharbons ardents. Us font la guerre
(*) La leçon de quelques manuscritsdonne les variantes Syfahan et La’ous.
aux monstres marins, dont ils se nom.rissent, et parlent un langage inintd-ligible.
HhasarAt est d’une étendue cou.sidérable, et dominée par une monta,gne d’où s’écoule une petite rivièred’eau douce, et au pied de laquellevivent des hommes basanés, de petitetaille, ayant une grande barbe, la facelarge, les oreilles longues, et se nour-rissant. d’herbages comme les animant
El-Ghoür est considérable aussi,et très-abondante en pâturages, plan-tes , arbres et fruits; elle a des ri.vières , des lacs , des forêts ; et l’on;trouve en quantité des ânes sauvagsset des bœufs à grandes cornes.
Mostaschkyn , appelée aussi l’iltde Tennyn -ou du Dragon , est hmeuse par la destruction d’un éno»dragon qui y causait d’effroyables ra-vages , et que Dzou-el-Qarnayn vin!détruire, ainsi qu’Hercule , dans tefables grecques, était venu détruire!tdragon du jardin des Hespérides ; mitl’expédition du héros arabe est moisipoétiquement racontée : il fait rem-plir deux peaux de bœufs de poison etde matières inflammables, et quandlimonstre a englouti dans son estonsces deux simulacres, on lui lance darila gueule une barre de fer rouge pouallumer le soufre, la poix et l’huîjedont on l’avait ainsi gorgé. Les habi-tants , reconnaissants du service qaeleur avait rendu Dzou-el-Qarnayn,luioffrirent, entre autres présents,®petit animal appelé Mo’arêgj, sem-blable au lièvre, ayant le poil doré,une corne noire au front, et dont l'as-pect seul mettait en fuite les lions ettous les animaux féroces ou dange-reux. L’île est grande, remplie de ri-vières, d’arbres et de fruits, et renfermeune ville défendue par une haute cita-delle.
L’île de Qalhan a pour habita*des êtres à forme humaine, mais à wd’animal, qui plongent dans l'Oceaspour en retirer les monstres ma*dont ils font leur nourriture.
L’île d’EL - Akhxvayn el-sahï*'rayn ou des Deux frères sorciohest célèbre par la punition de ces a»