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Iles de l'Afrique / par M. d'Avezac ; avec la collaboration de MM. de Froberville, Frédéric Lacroix, F. Hoefer, Mac Carthy, Victor Charlier ; Iles Madagascar, Bourbon et Maurice
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ILES DE LAFRIQUE .

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frères, appelés Scherham et Schabram,pirates qui attaquaient les vaisseaux,s'emparaient des cargaisons, et rédui-saient les hommes en esclavage; Dieu ,irrité de leurs déprédations, les chan-gea en deux rochers, que lon voit en-torc surgir au milieu des flots ; etfile,depuis lors, sest repeuplée. Elleest située en face du port dAsafy, etpar un temps clair, on peut, du con-tinent, apercevoir la fumée qui sélèvedelîle, suivant la remarque dun ami-ral de la flotte des Almoravides , quiavait résolu dy aborder.

Une autre île, grande et brumeuse,est celle dEL-GHANAM ou des trou-peaux de menu bétail ; on en trouveen effet beaucoup, mais la chair en estsi amère, quil est impossible denmanger.

Dans le voisinage est Raqa , appe-feaussi Gezybet el-Thoyoor, oullat/aa Oiseaux , à cause de certainsoiseux de proie, de couleur rousse,î® se nourrissent de poissons et demollusques, et sont particuliers à cetteMité. Il y croît de grosses figues,renommées comme un puissant auti-iote contre tous les poisons. Un mo-narque franc y expédia un navirepr en rapporter des fruits et des oi-seaux dont il sagit : mais le bâtimentw perdit, et lon nen eut plus denouvelles.

,L'île Sahhelyah (*), ou littorale,oa pas moins de quinze journées deR s "r dix de large. Il y avait autre-« trois villes grandes et populeuses,« les navires venaient chercher deanibreet diverses pierres précieuses;mais les guerres civiles firent périr la(lopart des habitants, et le peu quitnt passa en Europe .

Uqxh produit beaucoup de boisaïoes, qui est sa()s va i eur sur j es

w n a cquiert de prix quaprèsj ,, r ® tf ? ex po r : cest que les roisi » -S ue occidentale venaient senffrovisionuer. Lîle était fort peu-i mais elle est devenue déserte

, ( ) Cest"tare dun

ce nous semble, la véritable

i qui a ete auss^Dhiihyl^Schadend.

22 ' Livraison. (Iles

transcrit

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parce que les serpents sy sont beau-coup multipliés.

Enfin Nouryah offre des bois etdes rivières, mais point dhabitants.

Une autre île manque encore pourcompléter le nombre de dix-septénoncé par Ebn-el-Wardy : cest cellede Qades, formellement désignée parle schéryf El-Édrysv, parmi cellesfurent établies les six statues de bronzeélevées par Dzou-el-Qarnayn.

A quoi répondraient, dans une géo-graphie moins fantastique, les diversesîles ou groupes dîles que nous venonsdénumérer? Et dabord, les Gezâyrel-Khaledât ou îles Éternelles repré-sentent-elles les îles Fortunées desRomains? On pourrait le supposer aupremier aspect, en les voyant échelon-nées du sud au nord entre le premieret le troisième climat, et lon pour-rait même invoquer, à lappui decette identité, le témoignage de Soyou-thy, compilateur dun célèbre diction-naire géographique arabe. Cependantcest aux Açores que les traditionsultérieures ont placé les fameuses sta-tues destinées à marquer les dernièreslimites connues de lOccident ; et ladistance de dix degrés à louest de lacôte africaine est un nouvel argumentque nous fournit Abou-el-Fédâ pourfaire correspondre les îles Éternellesaux Açores . Un autre motif plus puis-sant encore, cest qnun savant géo-graphe africain , Plbn Sayd, énonceque les Gezàyr el-SaAdeh , ou liesdu Bonheur , dans lesquelles nous nepouvons méconnnaître les îles Fortu-nées de lantiquité classique , sont si-tuées précisément entre les îles Éter-nelles et le littoral dAfrique .

Nous devons renoncer à détermineren détail la synonymie géographique,soit ancienne, soit moderne, de toutesces îles diverses ; nous manquons delumières suffisantes à cet égard. Toutce que nous pouvons espérer, cest detrouver, dans le récit dune expéditionde découvertes, que nous allons rap-porter, quelques indices propres ànous faire reconnaître deux ou troisîles moins obscurément désignées.

La date de eette expédition nest pas

de lAfrique .)

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