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Iles de l'Afrique / par M. d'Avezac ; avec la collaboration de MM. de Froberville, Frédéric Lacroix, F. Hoefer, Mac Carthy, Victor Charlier ; Iles Madagascar, Bourbon et Maurice
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LUNIVERS.

330°, et Lisbonne sous 15°. A i nsi, en par-tant de la cour de Portugal , on navaità parcourir que 2 250 milles nautiquesjusquà Antilia, et alors 2 500 millesseulement séparaient du Japon , éloi-gné lui-même de 1750 milles du grandport des Chinois.

Mais cette île ainsi jetée entre lePortugal et le Japon , elle était doncbien connue des marins dalors? Pro-bablement, puisque Toscanelli , danssa réponse aux questions de la courde Portugal , parle avec si peu dhési-tation de « lîle dAntilia dont vous« avez connaissance, et que vous nom-« mez, vous autres, des Sept Cités. »Fernand Colomb , dans la Vie quilnous a laissée de son père (*), semblecroire pourtant que ce nétait quuneréminiscence de lîle Atlantique visi-tée par les Carthaginois, suivant lelivre aristotélique des Ouï-dire mer-veilleux :

« Quelques Portugais,» dit-il, « lins-« crivaient sur leurs cartes avec le nom« dAntilia , bien quelle ne saccordât« pas avec la position donnée par Aris-« tote; aucun ne la mettait à plus de« deux cents lieues environ directe-« ment à loccident des Canaries et« des Açores . Us tiennent pour cer-« tain que cest lîle des Sept Cités,« peuplée par des Portugais au temps« lEspagne fut enlevée au roi don<. Roderic par les Maures , cest-à-dire« en lannée 714 de Jésus - Christ .« A cette époque, dit-on, sept évêques« sembarquèrent, et se rendirent avec

(*) Ce livre fui écrit originairement enespagnol par Fernand Colomb , dont le ma-nuscrit autographe fut donné par Louis Co-lomb, fils de Diego et neveu de Fernand,à un seigneur génois, Baliano de Fornari,qui résolut den publier simultanément unetriple édition , espagnole , italienne , et la-tine ; mais la version italienne seule , exé-cutée par Alphonse dUlloa , parut à Venise en 1571 ; et loriginal espagnol sétant perdu,cest sur cette version italienne quont étéfaites les traductions peu fidèles de Cotolendyen français , et de Barcia en castillan. Cestdire assez que lédition italienne est la seulequi puisse aujourdhui être alléguée dausun travail sérieux.

« leurs gens et. leurs navires à cette lit,« chacun deux fonda une cité;el« afin que les leurs ne pensassent ptaj« à retourner en Espagne , ils brûlèrent-« les navires, ainsi que tous les cor-«dages et autres objets propres à la« navigation. Or , certains Portugais « discourant de cette île, il y en avait« tel qui affirmait que beaucoup dess«compatriotes y étaient allés, maisf«navaient jamais pu en revenir ;01« dit particulièrement que, du vivant« de linfant dom Henri de Portugal,

« un navire du port de Portugal fat« poussé par la tempête sur cette lit« Antilia, et que léquipage étant des-« cendu à terre, fut conduit à léglise« par ceux de iîle, qui voulaient voit 1« si cétaient des chrétiens, et silssuM« voient le rit romain; et ayant vérifit« quils lobservaient, ils les prièrei« de ne point partir avant larrivéedt«leur seigneur, qui était absent,ef«qui leur aurait fait beaucoup d'ae-«cueil et de largesses; et on le ti« aussitôt prévenir. Mais le patron el« les matelots craignirent dêtre rete-« nus, et que le peuple, pour rester b-« connu, ne brûlât leur navire; etilij« repartirent ainsi pour le Portugali« espérant être récompensés de celij« par linfant. Celui-ci les reprit sévéi« rement, et leur ordonna dy retour-« ner au plus vite; mais le patron,ef-« frayé, senfuit de Portugal avec l<

« navire et léquipage. On dit, depto« que, pendant quils étaient à légli*

« dans lîle, les hommes du bord ayant« ramassé du sable pour la cuisine,»

« connurent que le tiers en était®

« lor pur. Un certain Diègue de Tient« alla aussi à la recherche de cette toi« son pilote, appelé Pierre de Vêlas®

« natif de Palos de Moguer, racontas« Christophe Colomb , à Sainte-üb

« de la Rabida , quils étaient partis®

« Fayal et avaient navigué plus ® .« cent cinquante lieues au suas»®

« et que, revenant alors en arrière)®

« étaient arrivés en vue de 1'® 11 *« Flores, d ils étaient allés, en c#li '

« tinuant au nord-est, atterrir au« Sainte-Claire en Irlande , et s« étaient retournés aussitôt à le® 1