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ILES DE L’ÂFklQUE-
«Ceci leur était arrivé plus de qua-rante ans avant la découverte des«Indes occidentales. »
Mais, après cette grande découverte,la fantastique Antilia devait dispa-raître, et toutes les traditions qu’onj rattachait s’effacer ; cependant unécrivain espagnol du seizième siècle,l’auteur bien connu d’un Traité del'art de naviguer, Pierre de Médine ,s’en mettait encore en peine dans sonlivre Des grandeurs et choses mémo-rables de l’Espagne . « Non loin de l’île de Madère , » écrivait-il, «est uneautre île qui se nomme Antilia, quine se voit plus aujourd’hui. Je j’aitrouvée figurée sur une carte marinefort ancienne, et comme on n’en a au-cune information, je me suis appliquéà chercher de tous côtés si j’en pour-rais découvrir quelque trace ou ren-seignement; et dans un Ptolémée quiavait été adressé au pape Urbain, jetrouvai cette île indiquée, avec la lé-gende suivante (*) : « Cette île Antilia
* futautrefoisdécouverte par les Portu gais ; mais aujourd’hui on ne la ren-
* contre plus quand on la cherche:‘On y a trouvé des gens parlant la«langue espagnole, qu’on dit s’être«réfugiés dans cette île en fuyant de-vant les Barbares qui envahirent l’Es-" pagne sous le règne du roi Roderie,«le dernier qui gouverna l’Espagne «au temps des Goths . Us ont là un«archevêque avec six autres évêques,
* et chacun d’eux a sa cité propre ; ce
(*) Voici cette légende dans le latin ori-8'Ml, suivant la transcription de Pierre deMine :
•Isla insula Antilia aliquandô a Lusi-,a nis est inventa, sed modo quando que-ntur non invenitur. Invente sunt in iliagentes qui hispanica lingna loquuntur. QueWpore regis Roderici qui ultimus Hispa-?"} tempore Gothorum rexil, ad liane, am , a iacie Barbarorum qui tune His-P'nam invaserant, fugisse creduntur. Ha-... . rou® archiepiscopum cum sex
as episcopis, et quilibet illorum suam, e . 1 P ro priam civitatem, quare a multismil!* 3 * L e ll ,e i n Civitatum dicitur. Hic po-tli. S jf'f^nissimè vivit, omnibus divi-llls seenb hujus plenus, »
« qui fait que beaucoup de gens l’ap-« pellent île des Sept Cités ; le peuple« y vit très-chrétiennement, comblé de« toutes les richesses de ce monde. »Cette île, telle qu’elle était figurée surla carte, a quatre-vingt-sept lieuesdans sa plus grande longueur, qui estdu nord au midi, et vingt-huit delarge, avec l’indication de beaucoup deports et de rivières. Dans le Ptolémée dont il est parlé ci-dessus, elle est si-tuée à peu près sur le même parallèleque le détroit de Gibraltar , à 36° etdemi de latitude. On dit qu’en navi-guant on voit cette île de loin, maisqu’en s’en approchant on ne la trouveplus. »
Le pape Urbain auquel fait ici allu-sion Pierre de Médine, ne peut êtrequ’Urhain VI, qui siégea de 1378 à1389; si donc la légende lue sur unexemplaire de Ptolémée qui avait ap-partenu à ce pontife, y était portée desl’époque de la confection de ce ma-nuscrit, nous aurions là une preuveque les récits de l’île Antilia avaientcommencé à se répandre dès le qua-torzième siècle, une trentaine d’annéesavant l’époque à laquelle nous avonscru devoir en rapporter l’origine d’a-près les indications de Martin deBeheim. Mais il est probable que l’An-tilia et sa légende figuraient, dans lePtolémée dont il s’agit, sur une deces cartes supplémentaires que lescosmographes des quinzième et sei-zième siècles se plaisaient à ajoutersuccessivement aux exemplaires ma-nuscrits et aux éditions imprimées dugéographe alexandrin; et nous persis-tons à croire que si la tradition po-pulaire de la fuite des sept évêques àtravers l’Océan peut remonter jusqu'àune date plus ancienne, l’applicationde cette tradition à une île détermi-née, soit réelle, soit imaginaire, commeTAntilia des cartes marines dont j’aidonné la liste, cette application, dis-je,ne doit pas être cherchée plus hautque l’année 1414, désignée par le cos-mographe de Nüremberg comme celleoù un navire espagnol eut connais-sance, au delà de Madère, d’une terrejusqu’alors inaperçue; terre qui n’était