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teinture qui abondait dans l’île commeil abonde sur la terre ferme du Brésil .
L’île du Pic offrit sans doute à sesdécouvreurs abondance de pigeonssauvages, si ion en juge par la déno-mination il Insula de Colombie ou diColonbi, ou bien simplement li Co-Irnbi, inscrite sur les cartes du qua-torzième et du commencement duquinzième siècle.
L’île Fayal , que ses forêts de hêtresont fait ainsi appeler vers le milieu duquinzième siècle, avait été visitée plusd’un siècle auparavant, et peut-être lapremière de toutes, sous l’influenced'une tempête qui y conduisit acciden-tellement quelque vaisseau; c’est dumoins ce que semble constater le nomqui lui fut primitivement donné, et quise lit uniformément Insula de Ven-fera ou de la Ventura sur toutes lescartes anciennes, même sur celle deSiai», disons-le hardiment, bien quela légèreté de Formaléoni ait burles-quement transformé Ventura en Ben-¥•{, comme pour susciter à plaisirles élucubrations des étymologistes ,qui ne se sont fait faute d’expliquergravement par l'arabe la billevesée dufaire vénitien .
Saint-George garde encore sa déno-mination originaire, San Zorzo, SanZorzi ou Sancto Zorzi, due sansdoute au patron du jour où elle futabordee pour la première fois.
Çefut probablement l'abondance deslapins qui valut à File de Flores son1101)1 primitif de li. Coniyi, défiguréan Curiios par Formaléoni. Enfin,forvo, ] a p[ us éloignée des Açores ,garde encore, sous cette forme, leapoi que lui avaient donné les pre-J llers découvreurs, lesquels, à raisonnombre d’oiseaux de cette espècefais y avaient rencontrés, l’appe-aient Insula de Corvis marinis ou demarini, que Formaléoni a lu
R ■ 0 vwinos sur la carte d’Andrea“lanco.
Graciosa ne paraît sur aucune de cesfartes.
celnf ! a ^'R e * d es Açores , passons àen. faère : nous aurons à faire,tjm ie concerne, des observations
tout à fait semblables. La rencontrefortuite de Porto-Santo par Jean Gon-çahez Zareo , ne date que de 1418 auplus tôt; la reconnaissance qu’il fit en-suite de Madère est de l’année 1420.Barros avait reçu de la famille de ceseigneur communication d’une rela-tion détaillée de son entreprise; maisune autre relation circonstanciée enavait été écrite par François Alcaforadoqui était aussi du voyage, et celle-cicontenait l’aveu très-explicite des indi-cations fournies d’avarice aux Portu gais , sur l’existence et la position deMadère , par un pilote espagnol qui lesavait reçues de quelques naufragésanglais ; ces derniers avaient été lescompagnons d’infortune de RobertMacham qui, sous le règne d’Édouard III d’Angleterre (en 1344), s’était em-barqué à Bristol pour passer en France avec une jeune lady qu’il avait enlevée :une tempête les poussa à Madère, oùMacham perdit sa maîtresse, et mourutlui-même de chagrin quelques joursaprès ; ses compagnons ayant reprisla mer, abordèrent en Afrique , et de-venus esclaves des Maures , eurentpour compagnon de captivité le pilotesévillan Jean de Morales, qui plus tarddevint le guide de Jean Gonçalvez.
Mais les cartes italiennes et catalanesdu quatorzième siècle contiennent déjàle tracé de tout cet archipel, y com-pris le petit groupe des trois îles Dé sertes , et même celui des îles Sauvages :et sur toutes uniformément la nomen-clature est italienne, avec cette parti-cularité digne de remarque, que lesdénominations imposés au quinzièmesiècle par les Portugais en sont la re-production pure et simple, ou la tra-duction littérale. Ainsi Porto Sanctonous est déjà offert par le portulanmedicéen de 1351, et l’on y voit Madèreavec le nom de Insula de lo Legname ,qui a absolument la même significationque Ilha da Madeira en portugais .Les Insuie Deserte se trouvent égale-ment sur le portulan médicéen ; maisles Insuie Salvatge ou Salvaze necommencent à paraître que sur la cartecatalane de 1375.