VIII
AVANT-PROPOS.
et cependant on semble ignorer absolument, àLyon comme en Suisse , que le lac de Genève ren-ferme en lui de si heureux éléments de prospérité.
Nous avions cru d’abord que notre idée une foisémise marcherait d’elle même. Le Conseil des pontset chaussées l’avait appréciée dans la séance du 18août 1841. Une note adressée à M. Àrago', et com-muniquée à l’Académie des sciences , avait misles hommes de l’art à même de la juger. Nousn’avions par nous-même ni le temps ni les moyensde faire, avec une certaine promptitude, les opé-rations nécessaires à la rédaction d’un avant-pro-jet : nous laissions donc à d’autres le soin de pour-suivre et d’achever l’œuvre.
Depuis lors, il s’est écoulé plus de deux ans, etpour la France , qui a besoin de progrès, ce sontdeux ans perdus en ce qui concerne les améliora-tions que nous proposons pour le Rhône .
Cependant, à mesure que notre inspection an-nuelle venait nous fournir de nouveaux faits, nospremières idées prenaient du développement. Maisd’autres objets d’étude occupant avec prédilectionnos loisirs, nous ne serions sûrement pas revenuà la question du lac de Genève sans les circonstancesqu’on va voir.
Ce lac, ainsi que plusieurs autres, présente de