AVANT-PROPOS.
L’idée d’utiliser le lac de Genève comme réservoiralimentaire du Rhône ne date que de deux à troisans- Elle est simple et féconde, et l’on peut direqu’elle est venue bien tard.
Il est présumable que si elle avait surgi sous l’em-pire, époque où Genève nous appartenait, elle auraitété mise à exécution ; car elle est réalisable à peu defrais. Non-seulement on lui devrait une meilleurenavigation du Rhône , mais elle aurait été utile sousle rapport politique, en resserrant les liens qui unis-sent la Suisse, la Savoie et la France .
Aussi le public, par un sentiment assez exact deschoses, a-t-il accueilli notre projet - , toutefois, ceprojet a été fort mal apprécié par le côté pratique.Lyon et Genève , par exemple, les deux villes qu’ilintéresse le plus, n’ont pas compris ses rapports avecleur avenir. Il assure à la première des améliorationsfluviales qu’aucun autre travail ne peut procurer ; ilassure à la seconde, sous peu d’années, des commu-nications a défaut desquelles on la verrait déchoir;