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CHAPITRE I.
sant sur ce côté que le Gard, l’Ardèche et defaibles cours d’eau.
Or, il résulte de cette disposition que le pro-duit du Rhône , dans les grandes eaux, estplus fort que ne le fait supposer l’étendue deson bassin. En effet, pour un grand fleuve, en-fermé nécessairement par de hautes chaînesde montagnes, les vents qui donnent des pluieset produisent la fonte des neiges, ne sont pasles mêmes pour une rive et pour l’autre, detelle sorte que si le fleuve divise son bassinen deux parties à peu près égales, les eauxdes crues ne proviennent d’ordinaire qued’une moitié de la superficie du bassin, tandisque pour le Rhône elles proviennent de lapresque totalité de cette superficie.
Il faut considérer encore que les grands af-fluents, depuis Besançon jusqu’à la mer, des-cendent des montagnes du Jura et des Alpes ,qui sont exposées au couchant. Dès les premiersfroids de l’automne, il s’accumule des massesde neige immenses dans ces montagnes, et s’ilsurvient un vent de S.-O., toujours chaud etpluvieux, tous les grands affluents donnentabondamment.