PARAGRAPHE 2.
9
rapides. Toutes ces substances se déposent auxembouchures des affluents du lac, et commesa profondeur est très-grande (c) elles ne l’en-combrent pas sensiblement, si ce n’est pour-tant auprès de Villeneuve, à l’endroit où leRhône descendant du Valais entre dans le lac.On remarque là, dans la vallée du fleuve, desterrains bas qui s’accroissent peu à peu, maisqui n’ont encore envahi qu’un espace bien pe-tit, en comparaison de la surface entière du lac.
Du côté de Genève les profondeurs se main-tiennent les mêmes, en voici la preuve. Le fondest argileux et couvert d’un sable blanc très-fin : or, la partie argileuse est invariable ; doncsi le lac s’exhaussait, ce ne pourrait être quepar l’augmentation d’épaisseur de la couche desable. Mais on a appris, en faisant détruire à Ge-nève les pierres erratiques autrefois consa-crées à Neptune, appelées pierres de Niton,lesquelles étaient dangereuses pour les ba-teaux, que ces pierres, dont deux seulement°nt été conservées, reposaient sur l’argile, etla couche de sable qu’elles pénétraient
(c) La partie la plus profonde est près de l’origine du lac ;elle présente en quelques points plus de 300 mètres d’eau.