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CHAPITRE II.
neuve, et non vers Genève , c’est-à-dire dansle sens opposé de celui du Valais à la mer. Cescourants sont ce qu’on appelle des ladieres.
M. de Saussure en parle dans son Voyage desAlpes (y), et il dit que l’on ne connaît ni leurscauses, ni les périodes de leurs variations.
Ils ne sont pas aujourd’hui mieux étudiésque du temps de Saussure, mais les pêcheurset les mariniers savent parfaitement qu’ils sefont remarquer et que leurs directions chan-gent. Vous n’en avons eu connaissance qu’aumoment où nous allions quitter Genève pourrevenir en France , ce qui nous a empêché deprendre des informations sur les points où ilsprennent leur origine, et sur les époques où ilssont le plus sensibles.
M. de Saussure, qui les a observés lui-même, *dit qu’ils montent ou descendent en certainstemps, ce qui tend à faire voir que le lac estalimenté de fond.
Or, s’il y a des lacs souterrains communiquantavec des glaciers immenses comme la mer deglace, il doit en résulter qu’il y a constamment
(j) Tome I er , page 39.