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CHAPITRE YIII.
première fois de faire du lac de Genève unréservoir d’alimentation du Rhône , les habi-tants du pays n’ont pas accueilli cette idée,parce qu’ils ont entendu que, pour enmaga-siner une masse d’eau d’un milliard de mètrescubes dans le Léman , il faudrait inonder lesterrains bas, et il était en effet très-naturelde repousser, comme propositions qui s’ex-cluaient, celle d’avoir une réserve d’eau con-sidérable , et celle d’abaisser le niveau d’inonda-tion. Beaucoup de personnes instruites ne sontarrivées même que difficilement à comprendreque ces deux propositions peuvent parfaite-ment bien se concilier. Nous espérons que cetécrit lèvera sous ce rapport tous les doutes,et qu’il mettra les riverains du lac au nombrede nos partisans les plus zélés, non-seulementparce que leurs propriétés se trouveront amé-liorées par le nouveau régime des eaux ; maisencore parce que les cantons du Valais et deVaud participeront à tous les avantages que laSuisse éprouvera ( V . le § 4^) > et qu’ils y par-ticiperont plus directement et plus fortementque les habitants des autres cantons, celui deGenève excepté.