248
NOTES.
Lyon à Avignon n’aggraverait pas sensiblement lemal des inondations.
Mais il ne faut pas considérer isolément une partiedu fleuve principal ; il faut le considérer tout entieret avec tous ses affluents. Et comme le Drac, la Ro-manche , la Gresse, l’Isère , le Grand-Buesch, lePetit-Buesch, etc., etc., présentent de nombreux en-diguements, on pourrait bien arriver à un chiffrevingt fois plus grand que celui que nous avons ob-tenu, ce qui donnerait pour l’emplacement sous-trait aux eaux du Rhône 2 milliards de mètrescubes, ou presque la moitié du produit qu’il verse àla mer en cinq jours d’inondation.
On peut donc présumer que les endiguements quis’opèrent partout, etpresque toujours d’une manièretrès-utile, ont pourtant l’inconvénient de rendreles débordements, à la partie inférieure du fleuve,plus funestes qu’ils ne l’étaient.
NOTE 2.
Sur les déboisements et les défrichements.
Les inconvénients très-graves des déboisements etdes défrichements ont frappé un grand nombred’auteurs : il semble résulter de leurs écrits quec’est un mal qui n’a aucune compensation.
D’un autre côté, on sait que les bois disparaissentà mesure que la civilisation fait des progrès. On saitque les propriétaires continuent, en quantité d’en-