debout sont horriblement dégradées. Le marbre a étéaltéré par l’action corrosive du vent de mer, et s’estusé trop rapidement pour retenir la couleur des rayonsdu soleil.
Le monument est placé dans un site admirable. Lepays est désert, le paysage sévère et grandiose; devantle regard s’étendent les vastes plaines de la mer. A desdistances inégales apparaissent de belles îles : Zéa,Thermia, Serplio, Syphante, Andros; les unes, per-dues dans le lointain , esquissant vaguement leursformes ; les autres, plus rapprochées, accusant nette-ment leurs contours.
Lorsque ensuite on se retrouve à bord voguant versle Pyrée, on ne peut se défendre d’une certaine émo-tion. Le vaisseau suit peut-être en ce moment le sillonque tracèrent dans la mer les galères victorieuses deThémistocle , et l’Acropole se montre déjà dans le loin-tain. 11 suffit de quelques heures pour amener le voya-geur du Cap Colonne au Cap Alcine, sur lequel gît endébris le tombeau du vainqueur de Salamine . C’estune des extrémités du golfe qui forme le Pyrée.
Depuis quelques années on a réparé le port, et ilpeut recevoir les grands navires. Nous allâmes jeterl’ancre le long d’un quai bordé de maisons neuves. Quel-